Le plan d’épargne logement ouvert en 2026 est rémunéré 2,00 % brut (Journal officiel, 20/12/2025). Une fois la fiscalité passée, ce rendement se situe sous la hausse des prix mesurée par l’INSEE. Et le prêt que le plan ouvre, à 3,20 %, se retrouve à quelques points de base du taux moyen des crédits immobiliers relevé par la Banque de France. Ce qui reste du PEL en 2026 ne tient donc plus à son rendement.
Le PEL ouvert en 2026 rapporte 2 % brut et 1,40 % net
Ce sujet s’inscrit dans notre guide de reference : Plafond du livret A : 22 950 € de versements en 2026.
Tout plan ouvert à compter du 1er janvier 2026 porte un taux de 2,00 % (Journal officiel, 20/12/2025), fixé pour toute la durée du plan. Les plans ouverts avant cette date conservent le leur : la date d’ouverture, et elle seule, commande la rémunération. Un PEL n’est pas un livret dont le taux bouge avec l’actualité, c’est un contrat figé le jour de la signature.
| Date d’ouverture | Taux de rémunération | Taux du prêt |
|---|---|---|
| Depuis le 01/01/2026 | 2,00 % | 3,20 % |
| Année 2025 | 1,75 % | 2,95 % |
| Année 2024 | 2,25 % | 3,45 % |
| Année 2023 | 2,00 % | — |
| Du 01/08/2016 au 31/12/2022 | 1,00 % | — |
Ces 2,00 % sont un taux brut. Les intérêts d’un PEL ouvert depuis le 1er janvier 2018 sont imposables dès la première année : prélèvement forfaitaire de 12,8 % (impots.gouv.fr, 07/04/2026) acquitté à la source, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux. Avec le prélèvement forfaitaire unique appliqué à son taux global de 30 %, le calcul tient en une ligne : 2,00 % × 0,70 = 1,40 % net (calcul à partir du taux publié au Journal officiel).
En face, les prix à la consommation augmenteraient de 2,4 % sur un an en août 2026, après +2,1 % en juillet 2026 (INSEE, Informations Rapides n°215, 28/08/2026) — résultats provisoires, l’INSEE annonçant les définitifs pour le 15 septembre 2026 et précisant qu’ils n’ont pas vocation à servir de base à des revalorisations contractuelles. Le rendement réel d’un PEL 2026, c’est-à-dire son rendement net corrigé de la hausse des prix, est donc négatif au moment où ces lignes sont écrites. Ce n’est pas une opinion sur le produit, c’est une soustraction entre deux chiffres publics.
Le taux n’est pas décidé chaque année de façon discrétionnaire. Il résulte d’une formule fixée par l’arrêté du 27 janvier 2021 : 70 % du taux swap 5 ans, plus 30 % de l’écart entre le taux swap 10 ans et le taux swap 2 ans, le résultat étant arrondi au quart de point supérieur et ne pouvant descendre sous 1 % (Légifrance, arrêté du 27/01/2021). La Banque de France procède au calcul au plus tard le 5 décembre, sur la moyenne des taux du mois de novembre. Suivre ces trois taux swap en novembre donne donc, à l’arrondi près, le taux de l’année suivante avant sa publication.
Ce que le contrat oblige à faire : 225 €, 540 € par an, 61 200 €
La souscription suppose un dépôt initial de 225 € au minimum, puis des versements annuels d’au moins 540 €, soit 45 € par mois, 135 € par trimestre ou 270 € par semestre, dans la limite d’un plafond de versements de 61 200 € hors intérêts capitalisés (Service-public, 27/05/2026). Ces montants sont repris à l’identique par la Banque de France sur sa page consacrée à l’épargne logement (Banque de France, épargne logement).
Ces planchers ne relèvent pas d’une politique commerciale d’établissement. L’article R315-27 du code de la construction et de l’habitation subordonne la souscription au versement d’un dépôt initial dont le minimum est fixé par arrêté, et engage le souscripteur à effectuer chaque année, à échéances régulières mensuelles, trimestrielles ou semestrielles, des versements dont le total annuel ne peut être inférieur au minimum réglementaire (Légifrance, art. R315-27). Le PEL est un contrat avec une obligation d’alimentation, pas un compte que l’on garnit quand on y pense.
| Plancher légal | Libre | Plafonné |
|---|---|---|
| 225 € de dépôt initial ; 540 € de versements annuels | Périodicité mensuelle, trimestrielle ou semestrielle ; montant au-delà du minimum ; versements exceptionnels | 61 200 € de versements ; 92 000 € de prêt ; un seul plan par personne |
La phase de versements dure dix ans pour les plans ouverts depuis le 1er mars 2011 (Banque de France, rapport sur l’épargne réglementée 2025). Une durée minimale de quatre ans est nécessaire pour ouvrir des droits à prêt, et le plan peut ensuite être conservé cinq années supplémentaires sans versement (Service-public, 27/05/2026). Un seul PEL par personne, majeure ou mineure ; le transfert vers un autre établissement ou vers un membre de la famille qui n’en détient pas déjà un reste possible, la banque d’accueil pouvant le refuser.

Le prêt à 3,20 % : ce qu’il vaut face au marché de 2026
Le taux du prêt d’épargne logement se déduit du taux de rémunération augmenté de 1,20 point. La Banque de France explicite ce mécanisme dans son rapport 2025 en indiquant que les plans ouverts en 2025 ouvrent droit à un taux de liquidation de 2,95 %, soit 1,75 % + 1,20 % (Banque de France, rapport 2025). Appliqué à 2026, cela donne 3,20 % ; en 2024, 3,45 % (Service-public, 27/05/2026).
C’est là que se joue l’arbitrage. Le taux moyen des crédits nouveaux à l’habitat aux particuliers, hors renégociations, s’établit à 3,27 % en juin 2026, après 3,21 % en mai 2026, 3,22 % en avril 2026 et 3,10 % en juin 2025 (Banque de France, publication du 05/08/2026, données provisoires). L’écart avec le prêt d’un PEL 2026 tombe à 7 points de base (calcul : 3,27 − 3,20). Une réserve de méthode s’impose : cette statistique retient le taux effectif au sens étroit, composante intérêt du taux effectif global, hors frais et hors assurance. La comparaison n’est donc pas de TAEG à TAEG, et un prêt d’épargne logement supporte lui aussi ses propres frais.
La durée change l’appréciation. Le même rapport retient un taux moyen de 3,87 % sur les crédits immobiliers à vingt ans en moyenne sur 2025 (Banque de France, rapport 2025) : l’avantage d’un prêt PEL dépend autant de la durée visée que de la date d’ouverture du plan. Il reste plafonné à 92 000 €, sur une durée de deux à quinze ans (Banque de France, épargne logement) — de quoi compléter un financement, rarement de quoi le porter seul.
Un délai passe presque partout inaperçu : lorsque le plan est venu à terme, le prêt ne peut plus être consenti au-delà d’un délai de cinq ans à compter de ce terme (Légifrance, art. R315-34). Des droits à prêt se périment donc chaque année, sans notification particulière. Les plans les plus intéressants de ce point de vue sont les plus anciens encore vivants : la Banque de France situe le taux de liquidation des PEL de cinq à dix ans entre 2,2 % et 3,2 % selon la date d’ouverture (Banque de France, rapport 2025).
Trois situations qui ferment un PEL de plein droit
Le texte est sec. Lorsque le total des versements d’une année est inférieur au minimum réglementaire, ou lorsque les sommes inscrites au crédit du compte font l’objet d’un retrait total ou partiel pendant la période d’indisponibilité des fonds, le contrat d’épargne-logement est résilié de plein droit (Légifrance, art. R315-31). Résilié de plein droit ne signifie pas pénalisé : il n’y a ni mise en demeure, ni régularisation possible après coup.
La première situation est celle du virement automatique interrompu ou réduit, qui fait passer le cumul annuel sous 540 € (Service-public, 27/05/2026). La deuxième est le retrait partiel : contrairement au compte épargne logement, qui autorise des retraits, le PEL ne connaît pas le prélèvement d’appoint (Banque de France, épargne logement). Toucher au capital, c’est fermer le plan.
L’article prévoit toutefois des aménagements : au-delà de la durée contractuelle minimale, les avantages acquis sont conservés pour cette période et pour les périodes de douze mois suivantes, et un régime propre s’applique aux plans ouverts avant le 1er avril 1992 (Légifrance, art. R315-31). Enfin, un PEL ouvert depuis le 1er mars 2011 est automatiquement transformé en livret d’épargne ordinaire au bout de quinze ans, alors qu’un plan ouvert avant cette date continue de produire des intérêts jusqu’au retrait des fonds (Service-public, 27/05/2026). Conséquence de calendrier : les plans ouverts en 2011 atteignent ce terme à partir de 2026.
Trois vérifications se lisent directement sur le relevé annuel : le cumul des versements de l’année écoulée, la date d’ouverture exacte du plan, et la date de terme des droits à prêt.
Un PEL d’avant 2018 ne se gère pas comme un PEL de 2026
Deux régimes fiscaux cohabitent. Les intérêts des plans ouverts avant le 1er janvier 2018 ne sont exonérés d’impôt sur le revenu que pour les douze premières années ; au-delà, ils supportent le taux forfaitaire de 12,8 % ou, sur option, le barème progressif. Les plans ouverts depuis cette date sont imposables dès la première année et n’ouvrent plus droit à la prime d’État (impots.gouv.fr, 07/04/2026). Pour les plans antérieurs, cette prime reste plafonnée à 1 525 € sous conditions (Service-public, 27/05/2026).
La date d’ouverture fait foi au jour près, et 2026 est une année de bascule pour toute une génération de plans : un PEL ouvert en 2014 franchit sa douzième année cette année. L’exonération d’impôt sur le revenu s’éteint alors, tandis que les prélèvements sociaux, eux, restaient dus depuis l’origine. Le rendement net d’un plan ancien peut donc changer sans qu’aucun taux affiché n’ait bougé.
Trois éléments décident de ce que vaut un plan ancien : son taux de rémunération, l’exonération d’impôt sur le revenu qui lui reste, et le taux de liquidation attaché à sa date d’ouverture, compris entre 2,2 % et 3,2 % pour les plans de cinq à dix ans (Banque de France, rapport 2025). Un plan à 1,00 % ouvert entre 2016 et 2022 (Service-public, 27/05/2026) ne se juge pas sur son rendement mais sur les droits à prêt qu’il porte encore, et sur le délai de cinq ans après terme fixé par l’article R315-34 (Légifrance). La comparaison utile avec un support liquide se fait toujours net d’impôt et à disponibilité comparable, comme le montre le cas du Livret A et de sa fiscalité, dont le plafond de dépôt obéit à une logique différente de celle du PEL.

Faut-il ouvrir un PEL en 2026 ?
Le marché a déjà tranché en volume. Fin 2025, la France comptait 8,2 millions de PEL, en baisse de 9,7 % sur un an après un recul de 9,0 % en 2024, pour 205 milliards d’euros d’encours, en repli de 9,5 %, avec une décollecte nette hors intérêts de 26,4 milliards d’euros. Un peu moins de 800 000 plans ont été ouverts en 2025, contre 1,3 million en 2024, et le taux de détention des personnes physiques est tombé à 11,8 %, contre 24 % au point haut de 2016 (Banque de France, rapport 2025). Le rapport note aussi que 31 % des PEL ont moins de cinq ans mais ne représentent que 17 % des encours : le stock est ancien, les nouveaux plans sont petits.
Une désaffection de cette ampleur ne prouve pas que le produit soit mauvais, elle indique que sa proposition a changé de nature. Le PEL de 2026 n’est plus un placement de rendement : à 1,40 % net calculé plus haut face à 2,4 % de hausse des prix (INSEE, 28/08/2026), la perte de pouvoir d’achat est mécanique. Ce qu’il reste est une option : un taux de prêt connu et garanti d’avance, mobilisable après quatre ans et jusqu’à cinq ans après le terme du plan.
Cette option a une valeur quand un projet immobilier est identifié à un horizon de quatre à dix ans et que les taux de marché remontent au-dessus de 3,20 %. Elle n’en a aucune pour une épargne de précaution, puisque les fonds sont indisponibles et que tout retrait partiel entraîne la résiliation de plein droit (Légifrance, art. R315-31). Pour un mineur, l’argument n’est pas davantage le rendement : c’est l’antériorité et le taux figé à la date d’ouverture.
Le repère à surveiller est public et mensuel : la statistique « Crédits aux particuliers » de la Banque de France, dont la dernière valeur connue est 3,27 % en juin 2026 (Banque de France, 05/08/2026). Si elle passe durablement sous 3,20 %, le prêt d’un PEL 2026 perd sa raison d’être ; si elle remonte, elle la lui rend. Avant signature, six points sont vérifiables sur le contrat lui-même : le taux de rémunération et sa date d’effet, le montant et la périodicité des versements imposés, la date à partir de laquelle les droits à prêt s’ouvrent, la date de terme du plan et le délai de cinq ans qui suit, le régime fiscal applicable, et l’existence éventuelle d’un autre PEL au nom de la même personne.
Ce que dit la réglementation
- Avis relatif au taux du PEL, JORF n°0298 du 20 décembre 2025 — taux de 2,00 % à compter du 1er janvier 2026, sur lettre du gouverneur de la Banque de France du 5 décembre 2025.
- Arrêté du 27 janvier 2021 relatif aux taux des produits d’épargne réglementée — formule de calcul, arrondi au quart de point supérieur, plancher de 1 %.
- Article R315-27 du code de la construction et de l’habitation — dépôt initial et versements réguliers obligatoires.
- Article R315-31 du même code — résiliation de plein droit en cas de versements insuffisants ou de retrait pendant l’indisponibilité.
- Article R315-34 du même code — prêt impossible au-delà de cinq ans après le terme du plan.
- Doctrine fiscale publiée par la DGFiP — imposition dès la première année depuis le 1er janvier 2018, régime des douze ans pour les plans antérieurs.
- Fiche Service-public F16140 — planchers, plafonds, barème des taux par date d’ouverture, transformation à quinze ans.
Les taux et statistiques cités ont été relevés le 5 septembre 2026 à partir des dernières publications disponibles ; ces règles, ces barèmes et ces données mensuelles évoluent, et il convient de les vérifier auprès de sa banque ou directement sur la source citée avant toute décision.
Sources
- Journal officiel / Légifrance — « Le taux d’intérêt nominal annuel de rémunération des plans d’épargne-logement est fixé à compter du 1er janvier 2026 à 2,00 % ». Avis pris sur lettre du gouverneur de la Banque de France du 5 décembre 2025, en application de l’arrêté du 27 janvier 2021. Valeur précédente : 1,75 % pour les plans ouverts du 01/01/2025 au 31/12/2025. (Publié au JORF n°0298 du 20/12/2025 — entrée en vigueur du taux : 01/01/2026)
- Légifrance — Arrêté du 27 janvier 2021 relatif aux taux d’intérêt des produits d’épargne réglementée (NOR ECOT2101218A) — Fixe la formule de calcul du taux du PEL : 70 % du taux swap 5 ans + 30 % de l’écart entre le taux swap 10 ans et le taux swap 2 ans, résultat arrondi au quart de point supérieur, taux qui ne peut être inférieur à 1 %. La Banque de France calcule ce taux au plus tard le 5 décembre sur la base de la moyenne des taux du mois de novembre. (Arrêté du 27/01/2021, publié au JO du 11/02/2021 — en vigueur depuis le 11/02/2021 (base de tous les avis annuels depuis))
- Légifrance — Code de la construction et de l’habitation, art. R315-27 — La souscription d’un PEL est subordonnée au versement d’un dépôt initial dont le minimum est fixé par arrêté ; le souscripteur s’engage à effectuer chaque année, à échéances régulières mensuelles, trimestrielles ou semestrielles, des versements d’un montant déterminé par le contrat, le total annuel ne pouvant être inférieur au minimum fixé par arrêté. (Version en vigueur depuis le 01/09/2019 — modifiée par le décret n°2019-873 du 21/08/2019)
- Légifrance — Code de la construction et de l’habitation, art. R315-31 — « Lorsque le total des versements d’une année est inférieur au montant fixé par l’arrêté prévu au dernier alinéa de l’article R. 315-27, ou lorsque les sommes inscrites au crédit du compte d’un souscripteur font l’objet d’un retrait total ou partiel au cours de la période d’indisponibilité des fonds, le contrat d’épargne-logement est résilié de plein droit », sous réserve des aménagements prévus par l’article (conservation des avantages après la durée contractuelle minimale, régime propre aux plans ouverts avant le 1er avril 1992). (Version en vigueur depuis le 01/09/2019 — décret n°2019-873 du 21/08/2019)
- Légifrance — Code de la construction et de l’habitation, art. R315-34 — Lorsque le plan d’épargne-logement est venu à terme, le souscripteur peut demander et obtenir un prêt ; celui-ci « ne peut être consenti au-delà d’un délai de cinq ans » à compter du terme du plan. (Version en vigueur depuis le 01/09/2019)
- Service-public.gouv.fr (DILA) — fiche « Plan d’épargne logement (PEL) » — Versement initial minimum 225 €, versements annuels minimum 540 € (45 €/mois, 135 €/trimestre ou 270 €/semestre), plafond de versements 61 200 €, durée 4 à 10 ans puis 5 ans supplémentaires sans versement, prêt d’épargne-logement plafonné à 92 000 €. Barème des taux par date d’ouverture : 2,00 % depuis le 01/01/2026, 1,75 % en 2025, 2,25 % en 2024, 2,00 % en 2023, 1,00 % du 01/08/2016 au 31/12/2022 ; taux de prêt correspondants 3,20 % (2026), 2,95 % (2025), 3,45 % (2024). Un seul PEL par personne. Un PEL ouvert depuis le 1er mars 2011 est automatiquement transformé en livret d’épargne ordinaire au bout de 15 ans ; les plans ouverts avant cette date ne le sont pas. Prime d’État plafonnée à 1 525 € pour les plans antérieurs à 2018. (Page mise à jour le 27/05/2026 — taux 2026 en vigueur depuis le 01/01/2026 ; règle des 15 ans applicable aux plans ouverts depuis le 01/03/2011)
- impots.gouv.fr (DGFiP) — Les intérêts des PEL ouverts avant le 1er janvier 2018 ne sont exonérés d’impôt sur le revenu que pour les 12 premières années ; au-delà ils supportent le taux forfaitaire de 12,8 % ou, sur option, le barème progressif. Les intérêts des PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018 sont imposables dès la première année, avec un prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % acquitté à la source, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux ; la prime d’État est supprimée pour ces plans. (Page mise à jour le 07/04/2026 — règle en vigueur depuis le 01/01/2018 (loi de finances pour 2018 n°2017-1837 du 30/12/2017, art. 28))
- Banque de France — Rapport annuel sur l’épargne réglementée 2025, section 2.4 — Fin 2025 : 8,2 millions de PEL (− 9,7 % sur un an, après − 9,0 % en 2024) et 205 milliards d’euros d’encours (− 9,5 %) ; décollecte nette hors intérêts de 26,4 milliards d’euros ; un peu moins de 800 000 plans ouverts en 2025 contre 1,3 million en 2024 ; taux de détention des personnes physiques de 11,8 %, contre 24 % au point haut de 2016 ; 31 % des PEL ont moins de cinq ans et représentent 17 % des encours. Le rapport explicite la règle du taux de prêt : les PEL ouverts en 2025 bénéficient d’un taux de liquidation de 2,95 % (1,75 % + 1,20 %) ; les PEL de cinq à dix ans ont un taux de liquidation compris entre 2,2 % et 3,2 % selon la date d’ouverture, à comparer au taux moyen des crédits immobiliers à vingt ans, de 3,87 % en moyenne sur 2025. Confirme aussi que depuis le 1er mars 2011 la période de versement est fixée à dix ans et la transformation en livret bancaire classique intervient au bout de quinze ans. (Rapport publié le 15/07/2026 — données arrêtées au 31/12/2025)
- Banque de France — statistiques « Crédits aux particuliers », juin 2026 — Taux d’intérêt des crédits nouveaux à l’habitat aux particuliers, hors renégociations : 3,27 % en juin 2026 (3,21 % en mai 2026, 3,22 % en avril 2026, 3,10 % en juin 2025). Mesure retenue : taux effectif au sens étroit (TESE), composante intérêt du TEG, hors frais et assurances — à ne pas confondre avec un TAEG. (Publication du 05/08/2026 — données de référence : juin 2026 (provisoires))
- INSEE — Informations Rapides n°215 — En août 2026, les prix à la consommation augmenteraient de 2,4 % sur un an, après +2,1 % en juillet 2026, sous l’effet de l’accélération des prix de l’énergie. Résultats provisoires, que l’INSEE indique ne pas devoir servir à des revalorisations contractuelles ; résultats définitifs annoncés pour le 15/09/2026. (Publié le 28/08/2026 — période de référence : août 2026 (estimation provisoire))
- Banque de France — page pédagogique « L’épargne logement » — Récapitule l’historique des taux du PEL par date d’ouverture (2 % depuis le 01/01/2026, 1,75 % en 2025, 2,25 % en 2024, 2 % en 2023, 1 % d’août 2016 à décembre 2022), le plafond de 61 200 €, le versement initial de 225 € et les versements annuels de 540 €, le prêt d’épargne-logement plafonné à 92 000 € sur une durée de 2 à 15 ans, avec des taux de prêt allant de 2,20 % à 4,20 % selon la date d’ouverture, et la distinction PEL / CEL (le CEL autorise des retraits partiels, le PEL non). (Page consultée le 05/09/2026 — taux 2026 en vigueur depuis le 01/01/2026 ; date de mise à jour non affichée par la page)
